etude pour devenir assistante sociale

Étude pour devenir assistante sociale : la voie post-bac ou reconversion ?

Sommaire

Choisir sa voie

  • Parcours post-bac : on prépare le DEASS en trois ans avec cours théoriques, stages intensifs et débouchés publics et associatifs.
  • Reconversion et financements : cpf, vae, pôle emploi ou employeur permettent de financer une montée en compétences selon le profil.
  • Conseils pratiques : anticiper le dossier Parcoursup ou vae, visiter un IRTS, planifier budget et calendrier, et chercher témoignages locaux.

Une matinée de terminale, sac sur l’épaule et dossier Parcoursup ouvert : cette image parle. Le choix entre entrer dans une formation post-bac pour devenir assistante sociale ou se lancer dans une reconversion est simple à formuler mais complexe à vivre. Ce texte s’adresse aux lycéen·ne·s, étudiant·e·s et personnes en reconversion qui veulent des informations pratiques et concrètes. L’objectif est de clarifier les étapes, les coûts, la durée et la crédibilité professionnelle selon la voie choisie pour obtenir le diplôme d’État d’assistant·e de service social (DEASS).

Le parcours post-bac pour devenir assistant·e de service social : que faut-il savoir ?

La voie la plus directe est l’entrée en institut régional du travail social (IRTS) ou école agréée via Parcoursup. Le diplôme d’État d’assistant·e de service social se prépare en général sur trois ans, soit un niveau Bac +3. La formation combine enseignements théoriques (droit, politique sociale, sociologie, psychologie) et une part importante de stages pratiques répartis sur les trois années.

Points essentiels :

  • Durée : environ 3 ans (formation initiale).
  • Volume horaire total : autour de 3 500 à 3 600 heures selon les établissements, avec près de la moitié en stage.
  • Accès : Parcoursup pour les bacheliers ; dossiers et entretiens pour les formations privées ou complémentaires.
  • Contenu : techniques d’intervention, méthodologie du travail social, connaissance des politiques publiques, travail de terrain en institutions.
  • Débouchés : services sociaux départementaux, collectivités, associations, établissements de santé, insertion et protection de l’enfance.

Conseils pratiques pour les lycéen·ne·s : préparez un bon dossier Parcoursup en valorisant vos expériences bénévoles et projets impliquant le travail social. Renseignez-vous tôt sur les dates d’ouverture et de clôture des candidatures, et anticipez les pièces justificatives demandées (attestations de stages, lettres de motivation, bulletins).

Organisation de la formation et rythme

La pédagogie alterne cours magistraux, travaux dirigés, ateliers pratiques et stages sur le terrain. Les stages sont progressifs : observation, puis responsabilités encadrées, jusqu’à des postes de co-intervention. Attendez-vous à des emplois du temps denses pendant certaines périodes et à une charge de travail soutenue lors des rapports de stage et mémoires de fin d’études.

Se reconvertir : quelles options et quels financements ?

La reconversion vers le DEASS est fréquente. Plusieurs dispositifs permettent de financer et d’organiser la montée en compétences : le compte personnel de formation (CPF), la validation des acquis de l’expérience (VAE), les aides de Pôle emploi, et les dispositifs régionaux ou le plan de formation de l’employeur. Chaque solution a ses contraintes et avantages.

  • CPF : cumul d’heures monétisées utilisables pour acheter tout ou partie d’une formation certifiante. Il faut monter un dossier en ligne et parfois un cofinancement complémentaire.
  • VAE : permet d’obtenir tout ou partie du diplôme sur la base d’expériences professionnelles. Exige un dossier riche, des preuves d’activités et un accompagnement souvent utile.
  • Pôle emploi : peut financer la formation pour les demandeurs d’emploi dans le cadre d’un projet validé par un conseiller.
  • Employeur : le plan de développement des compétences ou un congé de formation peuvent couvrir tout ou partie des coûts.

Comment monter un dossier de reconversion solide ?

Étapes conseillées : prendre rendez-vous avec un conseiller CPF ou Pôle emploi, contacter un IRTS pour visiter et demander le programme détaillé, vérifier les conditions d’entrée et anticiper les périodes de formation. Pour la VAE, constituez un carnet de preuves (attestations, comptes rendus, missions) et, si possible, faites-vous accompagner par un organisme spécialisé ou un IRTS qui propose un tutorat VAE.

Budget indicatif : les coûts varient fortement. Les formations publiques peuvent être gratuites pour les stagiaires financés par un organisme, alors que les écoles privées facturent plusieurs milliers d’euros. Des aides locales existent, renseignez-vous auprès de la région ou du conseil départemental.

Comparatif rapide des voies d’accès

Voie Public Temps Avantage
Post-bac (IRTS) Bacheliers 3 ans Parcours direct, stages intégrés
Reconversion via CPF Salariés Variable Financement possible, compatible emploi
VAE Personnes avec expérience Variable (6–18 mois souvent) Faire reconnaître l’expérience sans repartir de zéro
Plan de formation / Pôle emploi Actifs ou demandeurs d’emploi Variable Accompagnement et cofinancement

Après le diplôme : débouchés et salaires

Le DEASS ouvre des postes de travailleur·se social·e dans le secteur public, associatif et sanitaire. Les premières années de carrière commencent souvent au salaire de la fonction publique ou selon les grilles des associations, avec des évolutions possibles vers des postes de coordination, d’encadrement ou de formation. L’expérience, la spécialisation (protection de l’enfance, insertion, santé mentale) et la mobilité géographique améliorent les perspectives.

Pour conclure : que faire ensuite ?

Quel que soit votre profil, commencez par un contact avec un IRTS local : demandez le programme, les conditions d’admission et les possibilités d’accompagnement pour la VAE ou le financement. Prenez rendez-vous avec un conseiller formation (Pôle emploi ou mission locale) et vérifiez vos droits CPMontez un calendrier réaliste, préparez votre dossier avec soin et cherchez des témoignages d’étudiants ou de personnes en reconversion pour mieux anticiper le rythme et la réalité du métier.

Réponses aux questions courantes

Quelles études pour être assistante sociale ?

On dit souvent que la théorie fait la moitié du chemin, la pratique l’autre. Pour devenir assistante sociale, l’obtention du Diplôme d’État d’assistant de service social est obligatoire. C’est une formation de trois ans, en alternance entre cours et stages, qui valide 3 560 heures au total, dont 1 820 heures de stages. Sur le terrain on apprend à écouter, orienter, monter un plan d’action. Prévoir des ateliers, des travaux en équipe, et parfois des journées longues. Astuce pratique, multiplier les expériences de terrain avant d’entrer en école, ça aide à confirmer la vocation. Ne pas hésiter à demander des retours réguliers.

Quel est le salaire moyen d’une assistante sociale ?

Le salaire moyen d’une assistante sociale tourne souvent autour de 2 000 à 2 200 euros bruts par mois, ce qui donne un brut annuel approximatif entre 24 000 et 26 600 euros. En taux horaire, on se situe généralement entre 13 et 15 euros bruts. Ce n’est pas le bagne, mais ce n’est pas non plus le jackpot. Avantage souvent oublié, l’expérience et les responsabilités font monter l’échelle, et les primes ou heures sup compensent parfois. Conseil pratique, garder une boîte à outils de preuves d’impact, cela aide lors des négociations salariales. Penser aussi à mutualiser les expériences entre collègues pour progresser ensemble.

Quel bac pour travailler dans le social ?

Il n’y a pas un seul bac qui ouvre automatiquement la voie, heureusement. Les Diplômes d’État restent la principale porte d’entrée pour les métiers de l’intervention sociale, mais le spectre est large, du CAP au bac plus cinq. L’expérience de terrain compte énormément, et souvent c’est elle qui confirme la vocation. Pour se préparer, multiplier les stages, bénévolats, jobs étudiants permet de tester la réalité du métier et de rencontrer différents publics. Astuce, choisir des options ou modules orientés social quand c’est possible, et garder une habitude de curiosité et d’apprentissage continu. Ne pas oublier que les reconversions sont possibles.

Quel est le salaire d’un auxiliaire social ?

Un auxiliaire de vie sociale perçoit en moyenne entre 1 700 et 1 800 euros bruts par mois, ce qui donne souvent un net mensuel au-dessus de 1 300 euros. Le métier exige présence, patience, gestes techniques parfois, et une vraie capacité d’adaptation aux horaires. Les évolutions salariales existent mais restent liées à l’expérience, aux qualifications complémentaires, et aux structures employeuses. Conseil vécu, garder un carnet de situations significatives, cela aide à valoriser son travail lors d’un entretien. Et puis, entre nous, la reconnaissance au quotidien vaut parfois plus qu’un chiffre sur la fiche de paie. Penser aussi aux formations pour progresser davantage.

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